Miser sur les nouvelles écoles de codeurs pour dénicher les futurs Ambassadeurs French Tech.

Parmi ces startups sur le point de réaliser des projets de « co-localisation » (nouveau modèle d’internationalisation actuellement en vogue dans la presse économique) en Afrique, citons l’exemple d’Ityz, jeune pousse tricolore dont la solution permet de géolocaliser et réserver des taxis à Paris et qui réfléchit aujourd’hui à ouvrir des relais en Afrique pour commercialiser son application dans des grandes villes africaines.Ou encore la startup parisienne Yeelenpix, banque d’images en ligne qui s’apprête à lever des fonds pour étendre son activité commerciale en Afrique de l’Ouest. De son côté une autre startup parisienne, AfriMarket, propose une solution de transferts de fonds Cash-to-Market et a figuré parmi les finalistes de la prestigieuse compétition LeWeb Paris 2013.  Trop peu de startups françaises prennent conscience du potentiel de l’Afrique 2.0, par manque d’informations sur les opportunités existantes et par absence de visibilité sur les synergies possibles.Ce qui va réduire coûts et lenteur de l’internet, et permettre à la classe moyenne africaine de se connecter et donc de consommer des services en ligne, par exemple dans le e-commerce. Et c’est par exemple au Togo qu’a été créée la première imprimante 3D du continent africain, avec le projet W.Afate qui a remporté un prix de la NASA en 2013 et qui s’exporte aujourd’hui vers les Etats-Unis.9 projets de startups sur 10 échouent. Une dure loi que les entreprises innovantes du monde entier connaissent et à laquelle les startups africaines peuvent difficilement échapper. Les startupeurs africains peuvent bénéficier de l’appui de l’écosystème français en matière d’accompagnement.Par ailleurs l’entrepreneuriat numérique passera à la vitesse supérieure en 2014 avec l’arrivée sur les côtes d’Afrique de nouveaux câbles sous-marins à fibre optique, ainsi qu’avec l’augmentation de la couverture 3G. Et à ce niveau, la Diaspora Tech africaine basée en France dispose de nombreux experts pouvant mentorer et conseiller les jeunes pousses africaines en amorçage ou cherchant à s’internationaliser (des évènements franco-africains comme le Prix de l’Entrepreneur Africain pourraient servir à mobiliser des mentors qualifiés).En Afrique, le taux de pénétration du mobile dépasse les 80% tandis que les africains utiliseront près d’1,13 milliards de téléphones portables en 2017. Et un peu partout la culture entrepreneuriale se développe, stimulée par la création de nouveaux incubateurs, FabLabs et espaces de Coworking du Sénégal au Togo en passant par le Cameroun ou le Kenya… Un autre champ d’application : dans le domaine de l’entrepreneuriat social, où les startups sociales africaines apportant des solutions sur des thématiques ciblées (liées par exemple à l’usage du numérique pour renforcer la citoyenneté en Afrique, l’utilisation de l’impression 3D dans la santé, etc.) pourraient bénéficier du soutien d’entrepreneurs sociaux engagés comme la fabrique de codeurs solidaires Simplon ou encore la communauté MakeSense (qui inaugure prochainement son incubateur, SenseCube).Observons l’Afrique digitale de plus près en mettant de côté nos idées reçues.

 

Victor Sossou

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