Les éléphants en Afrique continuent à faire face à une menace immédiate pour leur survie.

La pauvreté, l’absence de surveillance efficace, la corruption se combinent à la demande d’ivoire par les pays consommateurs pour expliquer la poursuite du braconnage, a expliqué Tom de Meulenaer, expert de la CITES. Près de 28% d’entre eux vivent en Afrique de l’Est et 16% en Afrique centrale. En Afrique de l’Ouest, il ne reste plus que 2% des éléphants africains.La chasse aux contrebandiers d’ivoire a été pour la première fois plus fructueuse en Afrique qu’en Asie en 2013, grâce aux efforts déployés par certains pays africains, a précisé la CITES.L’Afrique du Sud détient la part la plus importante de la population survivante des éléphants, soit 55% des animaux répertoriés sur le continent noir.Depuis mars 2013, davantage de grosses prises ont été faites en Afrique qu’en Asie. Selon le rapport de la CITES, 80% des saisies en Afrique ont été faites dans trois pays (Kenya, Tanzanie et Ouganda).Au début du XXe siècle, il y avait 20 millions d’éléphants en Afrique. Ce nombre est tombé à 1,2 million en 1980 et à 500’000 actuellement, selon la CITES, bien que le commerce d’ivoire ait été interdit en 1989.Le rapport identifie les sites sur lesquels le braconnage s’intensifie, par exemple en République centrafricaine, et où il est en baisse, comme au Tchad.Les éléphants africains «continuent à faire face à une menace immédiate pour leur survie», a déclaré John Scanlon.La CITES a précisé qu’elle ne peut surveiller que 30 à 40% de la population d’éléphants.Les effets du braconnage sont largement supérieurs à la croissance naturelle de la population des éléphants».«Jusque là, les grosses cargaisons arrivaient à quitter l’Afrique avant d’être détectées», a déclaré Ben Janse van Rensburg, chef de l’appui à la lutte contre la fraude à la CITES.Le directeur général de la CITES John Scanlon a affirmé que «bien que la tendance à une augmentation du braconnage se stabilise, la situation reste à un niveau alarmant. «A présent, elles sont détectées en Afrique, ce qui est la preuve que ces pays ont commencé à mettre en oeuvre des mesures pour combattre ce commerce illégal», a-t-il relevé.Selon le secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces en danger (CITES), plus de 20’000 éléphants ont été braconnés en Afrique l’an dernier. Ce chiffre est en recul par rapport au pic de 2011 où 25’000 éléphants ont été braconnés. En 2012, leur nombre avait été de 22000

 

Victor Sossou

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