La plupart des emplois devront donc venir des petites entreprises, qui pullulent dans les pays d’Afrique.

Ainsi, avec une fourniture d’électricité stable, beaucoup, surtout dans les zones rurales, pourraient se lancer dans une activité de production à petite échelle.Cependant, compte tenu des ressources publiques limitées et de la croissance démographique, l’État ne peut pas employer une forte proportion de jeunes. Si l’alimentation électrique était fiable, certains jeunes pourraient, par exemple, démarrer une entreprise de couture. Dans les deux cas, ces jeunes ont besoin que la croissance en Afrique crée des emplois plus nombreux et de meilleure qualité.Les pouvoirs publics pourraient également veiller à ce que les jeunes reçoivent une éducation plus proche de ce qu’ils ont besoin de savoir dans le monde du travail.Dans d’autres, la plupart d’entre eux travaillent, mais ne gagnent pas assez pour vivre.En effet, en Afrique, beaucoup de jeunes sont victimes du décalage entre les compétences effectives et la demande des employeurs.Dans certains pays, comme l’Afrique du Sud, le taux de chômage des jeunes atteint les 50 %.Ils sont allés à l’école, certains même jusqu’à université, mais n’y ont pas acquis les compétences pratiques recherchées par les employeurs. Les jeunes Africains ne sont pas épargnés par ce phénomène, mais leur situation est particulièrement difficile.De nombreuses entreprises souhaitent embaucher des jeunes possédant des qualifications techniques et capables de faire fonctionner des machines ou de superviser des processus de fabrication, et ne les trouvent pas. Parallèlement, l’Afrique est la région du monde qui compte la plus forte proportion d’étudiants dans les filières littéraires et des sciences sociales.Les temps sont durs pour les jeunes Africains. Les performances économiques du continent sont bonnes, mais les emplois de qualité y sont rares.Bon nombre de jeunes ayant fréquenté l’université se retrouvent ainsi au chômage. En Afrique du Sud, par exemple, les entreprises font état de 600.000 postes non pourvus, tandis que 800.000 jeunes diplômés de l’université sont sans emploi. Même si le continent affiche des perspectives de croissance satisfaisantes, passant de 3,4 % en 2011 à 4,5 % en 2012, selon les estimations, 40 millions de jeunes sont privés de travail et beaucoup d’autres n’ont pas d’emploi décent.En Afrique, beaucoup de jeunes apprennent un métier auprès d’un maître artisan.A travers le monde, la crise économique a frappé les jeunes de plein fouet.Bien souvent, les compétences qu’ils acquièrent ainsi ne sont pas officiellement reconnues, ce qui les empêche d’avancer dans leur carrière. Le taux de chômage des jeunes est bien plus élevé que celui des adultes dans bon nombre de pays.Les écoles peuvent faire énormément pour remédier à ces carences, surtout en tissant des liens avec le secteur privé local et en donnant aux jeunes l’opportunité d’obtenir une certification pour les compétences qu’ils ont acquises ailleurs. Ils sont en effet souvent les premiers à être licenciés, tandis que la concurrence à l’entrée du marché du travail devient de plus en plus féroce avec l’arrivée de chaque vague de diplômés.Elles se heurtent à des obstacles auxquels l’État peut remédier. D’autres opèrent dans les hautes technologies ou Internet, et proposent des services modernes à un secteur des communications en plein essor.Mais ces entreprises sont encore trop rares. De toute évidence, l’État ne peut pas procurer tous les emplois que les jeunes espèrent.

 

Victor Sossou

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