Identifier les synergies et donner plus de visibilité aux startups françaises qui se déploient en Afrique

Ecole 42, Simplon, ou encore WebForce 3… Plusieurs écoles d’informatique se créent en France pour former des publics éloignés des métiers du numérique, issus de couches sociales défavorisées ou sous-représentées dans l’innovation (jeunes des quartiers populaires, décrocheurs scolaires, etc.).La scène startup française sait-elle que ce continent de près d’un milliard d’habitants – dont 50% a moins de 20 ans – est traversé par des révolutions numériques très profondes, qui dopent sa croissance (+5% du PIB en 2013), accélèrent et préparent son entrée dans la globalisation ?Parmi eux figurent des jeunes français issus de la diversité et d’origine africaine, qui conservent souvent des affinités très fortes avec leur pays d’origine. En sortant de ces écoles, ils deviendront développeurs ou directement startupeurs.Et notamment du côté des pays de la Francophonie, à commencer par le continent africain : car d’ici 2018, 12 des 20 pays à plus forte croissance dans le monde se situeront en Afrique d’après les dernières estimations du FMI.Avec leur double culture franco-africaine, ces talents de la Diaspora Tech joueront un rôle de facilitateur entre les écosystèmes français et africains, devenant en quelque sorte des Ambassadeurs de la French Tech qui feront rayonner le savoir-faire digital français en Afrique.Inutile de le nier, pour de nombreuses années encore la Silicon Valley continuera de faire rêver les startups du monde entier – à commencer par les jeunes pousses françaises en quête d’inspiration et de nouveaux marchés pour s’exporter. Mais si le coeur de l’innovation technologique mondiale continuera de battre aux alentours de la baie de San Francisco, les nouvelles frontières de l’économie digitale se déplacent aujourd’hui du côté des pays émergents, là où tout semble de nouveau possible et où la French Tech peut et doit exercer un rôle de premier plan.Si bien que des pays jusqu’à aujourd’hui très éloignés du digital comme le Niger lancent eux aussi leurs premiers centres d’incubation pour aider à la création de startups locales.Favorisant en parallèle l’émergence d’un socle entrepreneurial propice à la création de startups africaines, avec par exemple le développement d’une industrie des applications et des contenus mobiles destinée à la clientèle locale.Des opportunités de croissance à l’international dont les startups françaises peuvent tirer profit si elles commencent dès aujourd’hui à prendre leurs marques. La Diaspora Tech d’origine africaine vivant en France peut par ailleurs apporter sa pierre pour aider la French Tech à être partie prenante du développement digital de l’Afrique, en contribuant à bâtir des passerelles entre les entreprises innovantes françaises et les opportunités numériques africaines.Cette visibilité passe également par un travail d’identification des potentialités et des partenariats possibles sur le terrain, pour sensibiliser la French Tech. StartupBRICS prépare une initiative pour avancer sur ce sujet.Pour que les startups françaises ne passent plus à côté des opportunités africaines, il est important que la French Tech donne de la visibilité à des Success stories franco-africaines, ce qui par effet de mimétisme suscitera et donnera naissance à de nouvelles idées de business à implémenter en Afrique.

 

Victor Sossou

 

 

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