« Ces pays font un énorme effort pour moderniser leur marine », précise-t-on à « La Tribune ».

Outre l’Afrique du sud, Paramount, qui a obtenu une licence de production, prospecte au Ghana, Tanzanie, Namibie, Angola, Mozambique et… Sénégal.DCNS est notamment allié depuis de longues années à Nautic Africa, bien avant son rachat par Paramount, pour remporter le programme Biro de la marine sud-africaine. Kership est également en première ligne au Nigéria intéressé par des patrouilleurs de type Adroit, qui seront fabriqué en France.Pour DCNS, la partie sera loin d’être facile en Afrique :  peu de pays ont une planification d’acquisitions à l’occidentale et la concurrence fait très souvent du low cost.Et plus particulièrement pour les pays producteurs de pétrole off-shore, qui ont besoin de renforcer leur marine afin de protéger leurs plates-formes et leurs bateaux contre la piraterie.C’est le cas des Chinois, qui sont par exemple très bien implantés au Nigéria. Le groupe naval, qui propose quatre modèles de bâtiments différents à partir du patrouilleur « L’Adroit » pour des missions de surveillance et de police, a donc mis le cap vers ces pays en bâtissant une stratégie pour pénétrer ces marchés. DCNS est également prêt à fournir des systèmes de communications C3I ou C4I.Ils y ont déjà vendu des OPV.Les Israéliens sont également au Nigeria pour des raisons commerciales – ils ont vendu des patrouilleurs Shaldag – mais aussi pour surveiller les islamistes locaux.DCNS table en moyenne sur des marchés de« 200 millions d’euros maximum » dans les pays ciblés, soit deux à trois patrouilleurs Adroit, explique-t-on à « La Tribune ». A l’exception du Nigéria, qui souhaite renforcer fortement sa marine (800 à 900 millions d’euros). Sans oublier la concurrence coréenne et brésilienne.Les offres de DCNS prévoient en général une charge de travail locale.Brasilia a récemment envoyé des OPV faire le tour de l’Afrique.DCNS a en ce moment les yeux de Chimène pour le marché africain d’où il était jusqu’ici complètement absent. Le groupe naval va s’appuyer sur deux partenariats, l’un avec le chantier Piriou à travers la société Kership (55 % Piriou et 45 % DCNS),  l’autre avec le sud-africain Paramount, propriétaire depuis peu du chantier naval Nautic Africa. Kership a pour mission de s’adresser à l’Afrique plutôt francophone (mais pas que) et, plus précisément aux pays du Golfe de Guinée : Gabon, qui veut des OPV (Offshore Patrol Vessels), Congo Brazzaville, Guinée équatoriale et Cameroun.De son côté, Paramount vise a priori les pays anglophones. Les Sud-Africains veulent acquérir huit navires, quatre OPV de 85 mètres et quatre IPV (Inshore Patrol Vessels) de 60 mètres. Outre l’Afrique du sud, Paramount, qui a obtenu une licence de production, prospecte au Ghana, Tanzanie, Namibie, Angola, Mozambique et… Sénégal.

 

Victor Sossou

 

 

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